Communication avec les défunts : les 3 idées reçues les plus répandues et les 3 pièges des pseudo-médiums
- Sarahel Angel
Depuis plus de trente ans, j'accompagne des personnes qui vivent des expériences spirituelles, traversent un deuil ou souhaitent comprendre les signes qu'elles reçoivent.
Au fil des années, j'ai constaté une chose : la plupart des souffrances ne viennent pas d'un manque de capacités, mais d'idées reçues répétées partout sur Internet, dans certains livres ou même par des médiums.
Aujourd'hui, j'aimerais déconstruire trois croyances très répandues… et te donner trois repères simples pour développer ton discernement.
Parce que dans un moment de fragilité émotionnelle, il est malheureusement facile de tomber sur une personne qui profite de la situation.
Idée reçue n°1 : « Il faut attendre plusieurs mois avant de communiquer avec un défunt »
C'est probablement l'une des phrases que j'entends le plus souvent.
Certaines personnes se voient dire qu'il faut attendre trois mois, six mois, parfois un an avant d'essayer de ressentir la présence d'un proche disparu. Et quand elles disent qu'elles sont eu des signes, on remet leur parole en question, comme si c'était impossible.
Pourtant, cette affirmation ne repose sur aucune règle universelle, rien...nada.
Nous avons tendance à appliquer les règles du monde physique au monde spirituel. Nous imaginons que les défunts vivent le temps comme nous.
Or, dans le monde de l'invisible, le rapport à l'espace et au temps n'existe pas tel que nous le concevons. Ces deux notions appartiennent au monde physique.
Nous évoluons dans un univers d'énergie vibratoire. Ce n'est donc pas le nombre d'heures, de jours ou de mois écoulés qui importe, mais plutôt le niveau vibratoire dans laquelle nous nous trouvons.
Et là encore, le terme « niveau » ne doit pas être compris comme une hiérarchie physique, mais comme une capacité à ressentir et à se connecter à l'énergie d'une personne qui nous est proche.
Chaque situation est unique.
Ton discernement dans la manière d'aborder cette expérience est essentiel pour ne pas te laisser entraîner dans des interprétations erronées, souvent liées à notre tendance à vouloir expliquer l'invisible avec des repères purement physiques.
Idée reçue n°2 : « Tu dois laisser partir ton défunt! »
Cette phrase est souvent prononcée de manière catégorique, et même si c'est avec de bonnes intentions, elle provoque à elle seule énormément de culpabilité.
Combien de personnes se demandent :
« Est-ce que je retiens mon père ? »
« Est-ce que ma mère ne peut pas avancer à cause de moi ? »
« Est-ce que je fais quelque chose de mal en pensant encore à mon enfant ? »
Non seulement tu es triste, mais tu te culpabilise d'être triste! Tu comprends le niveau de toxicité de cette simple petite phrase?
Le lien d'amour n'est pas une chaîne.
Aimer une personne décédée ne signifie pas l'empêcher d'évoluer.
Il est important de ne pas transformer une formule toute faite en vérité absolue.
Chaque relation est différente, chaque expérience est différente.
Et surtout, penses-tu vraiment que les défunts soient si fragiles ? Tu leur poses des questions comme s’ils détenaient la vérité absolue, mais concernant ce lien, crois-tu vraiment qu’ils ne seraient pas capables d’évoluer s’ils le souhaitaient ? Est-ce que cela te paraît logique ?
Comme nous l’avons vu plus haut, le temps n’existe pas dans le monde de l’énergie pure. Par conséquent, si une personne proche de toi choisit de rester à tes côtés pour te soutenir et t’apporter du réconfort, c’est d’abord parce que cela lui procure aussi une véritable satisfaction, et surtout parce qu’elle en a envie. De plus, cette notion de temps, de stress lié aux heures qui passent, n’existe plus pour elle. Elle peut rester avec toi aussi longtemps qu’elle le souhaite, jusqu’à ce que tu la rejoignes.
Alors arrête de culpabiliser et profite de cette magnifique connexion.
Idée reçue n°3 : « Les vrais médiums voient les défunts comme des personnes vivantes »
C'est une croyance qui décourage énormément de personnes.
Beaucoup pensent que, puisqu'elles ne voient pas un défunt comme on voit quelqu'un assis en face de soi, elles ne sont pas capables de recevoir des messages.
Pourtant, la perception spirituelle est souvent beaucoup plus subtile.
Certaines personnes ressentent une présence.
D'autres perçoivent une émotion soudaine, une sensation physique, une image fugace, une intuition très claire ou une synchronicité.
Il n'existe pas une seule manière de percevoir.
Chercher à reproduire exactement l'expérience d'une autre personne est souvent le moyen le plus sûr de fragiliser sa propre confiance en soi.
Ton corps a une conscience et peut recevoir des messages, un peu comme un pendule. Ferme les yeux, respire profondément et ressens. Laisse ton corps se balancer doucement et observe ce qui vient : un murmure intérieur, une sensation dans la poitrine, la gorge qui se serre, une image floue.
Tu ne perçois pas une entité comme avec tes cinq sens. Et si on y réfléchit, penses-tu vraiment qu’une énergie pure, une vibration, pourrait être vue ou entendue de cette façon ? Ne serait-ce pas plutôt une forme de mémoire cellulaire ?
Fais-toi confiance. Toi seul peux ressentir cette connexion. Si une personne qui t’était chère veut t’envoyer un message, c’est à travers ton lien avec elle que cela passe. Tu es donc la personne la mieux placée pour le ressentir et le comprendre.
Comment reconnaître un faux médium ou une personne qui profite de ta vulnérabilité ?
Certains médiums exercent leur activité avec sérieux et sincérité.
Mais comme dans tous les domaines, d'autres utilisent des mécanismes psychologiques qui peuvent fragiliser davantage quelqu'un déjà en souffrance.
Dans le domaine de l'invisible, il est malheureusement facile de dire tout et son contraire, et certaines personnes exploitent la tristesse ou la vulnérabilité pour manipuler celles et ceux qui cherchent des réponses.
Voici donc trois signaux d'alerte qui doivent t'inviter à prendre du recul… et surtout à prendre tes jambes à ton cou.
1. La peur
Si quelqu'un essaie de te convaincre qu'un malheur va arriver si tu ne fais pas immédiatement quelque chose…
Si l'on t'annonce une menace permanente ou un danger invisible sans t'aider à retrouver ton calme…
Si l'on évoque ta sécurité pour te faire peur, rappelle-toi que la mort fait partie du cycle naturel de la vie. Nous savons tous, au fond de nous, qu'en venant dans ce monde, nous en repartirons un jour.
Lorsque quelqu'un cherche à t'effrayer, il s'adresse souvent à tes croyances pour t'impressionner. Pourtant, il n'y a aucune raison d'avoir peur de te connecter à une personne qui t'est chère et qui cherche simplement à t'envoyer un message.
Alors, prends le temps de réfléchir.
La peur est rarement un bon conseiller.
2. La culpabilité
Une phrase qui te fait porter tout le poids de la situation mérite d'être questionnée.
Par exemple :
« Tu empêches ton défunt de partir. »
« C'est de ta faute si... »
« Tu bloques tout parce que tu n'es pas prêt. »
La tristesse ou l’amour ne doivent pas être retournés contre toi. Et si, au lieu de cela, tu envisageais simplement que l’énergie de la personne que tu aimes ait envie de rester à tes côtés, en attendant que tu la rejoignes ? Maintenant que tu sais que le temps n’existe pas dans ce monde-là, laisse simplement ces moments s’écouler jusqu’à ce que vous soyez réunis.
Le discernement consiste justement à distinguer un accompagnement bienveillant d'un discours qui enferme.
3. L'intimidation
Certaines personnes utilisent leur réputation, leur notoriété ou leurs capacités supposées pour faire croire qu'elles détiennent la vérité absolue.
Personne ne devrait te faire sentir inférieur, incapable ou dépendant.
Un bon accompagnement t'aide à développer ton autonomie, pas à perdre confiance en toi.
Le plus important : apprendre à faire confiance à ce que tu ressens
La communication avec les défunts ne consiste pas à reproduire l'expérience de quelqu'un d'autre.
Elle commence souvent par des ressentis très simples que l'on écarte parce qu'on pense qu'ils ne sont « pas assez spectaculaires ».
Apprendre à reconnaître ces perceptions demande du temps, de la pratique, du discernement… et un cadre rassurant.